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« Une femme tue son mari. »
Cette phrase suffit à déclencher l’indignation. À figer les positions. À désigner un coupable.
À la bibliothèque où elle travaille, Mme Goretti voit défiler des lecteurs fascinés, choqués, furieux par un roman venu d’Afrique. Tous condamnent la même femme. Peu s’interrogent sur ce qui l’a menée là. Encore moins sur ce que cette histoire dit d’eux.
Entre débats culturels, clichés occidentaux, traditions africaines mal comprend et violences conjugales normalisées, le livre devient un révélateur : des colères rentrées, des certitudes fragiles, des hypocrisies bien ancrées. Jusqu’au jour où la fiction cesse d’être un simple objet de discussion.
Quand un jeune lecteur, révolté par le crime du roman, franchit une limite irréversible dans sa vie, les frontières entre lecture et réalité, entre jugement et responsabilité, s’effondrent.
Roman du regard et de la parole, de la violence masculine et du silence féminin, ce texte interroge frontalement nos réflexes moraux :
Qui a le droit de juger ?
Qu’est-ce qu’un crime ?
Et surtout : à partir de quand refuse-t-on d’écouter avant de condamner ?
Un livre dérangeant, lucide, profondément humain — qui oblige à regarder là où l’on détourne habituellement les yeux.
Bernadette Gilbert est actuellement retraitée et vit au Québec depuis plus de vingt ans. Passionnée de nature, d'art et de culture, elle a commencé son parcours de vie en l'Afrique, l’a poursuivi en Belgique où elle a grandi et cultivé ses valeurs humaines et son amour de l'écriture, puis en France, dont elle possède la nationalité et les racines identitaires. Après s’être mariée avec un Japonais et avoir découvert le quotidien de son merveilleux pays, elle s’est établie quelque temps au Bénin où, ensemble, ils ont adopté leurs enfants, puis en France avant de s’embarquer pour le Nouveau Continent. Elle y bénéficie de son confort, de sa légendaire liberté de pensée et s’y adonne, autant que faire se peut, à sa passion de l’écriture.